Journée de la non violence éducative ordinaire, 30 avril, une journée pour cogiter…

                 

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               Sujet qui me tient réellement à cœur depuis la naissance de mes enfants. Je ne suis pas parfaite, mais je m’informe, je prend conscience et j’apprend tous les jours…je vous raconte un peu mon histoire, mais d’abord…

Qu’est ce que la VEO ?

« La violence éducative ordinaire est l’ensemble des pratiques coercitives, punitives ou manipulatrices tolérées, voire recommandées dans une société pour éduquer et contrôler les enfants. C’est une forme de violence (presque) invisible, légale et considérée comme légitime dans la plupart des pays, avec des conséquences incalculables sur les individus et sur la société. Elle est la partie immergée de l’iceberg de toutes les violences, le terreau sur lequel prospèrent les maltraitances qu’une société juge inacceptables. Elle peut disparaître grâce à l’évolution des lois, des connaissances scientifiques et des consciences. »

définition issue de : http://www.oveo.org/wpcontent/uploads/2009/09/flyer_99x210mm_RV.pdf

 

                Pour tout vous dire avant d’avoir des enfants, j’ai pensé, en voyant ce bambin faire une crise dans la rue, ou encore un autre mal parler à ses parents, et bien j’ai pensé qu’il méritait bien d’être puni, ou même une fessée ne m’aurait pas choquée ! ( ça me fait bizarre d’écrire ça..)..

J’adorais déjà les enfants, mais pour moi le parent restait le maître ( enfin, je pense.. difficile en fait de me souvenir vraiment du pourquoi ) ensuite j’ai commencé à travailler auprès d’enfants, des grands puis des plus petits en crèche. Mon regard a commencé à changer. J’ai lu quelques bouquins qui m’ont un peu ouvert les yeux; je recommande notamment  » remédier aux douces violences : outils et expériences en petite enfance  » de Christine Schuhl et j’ai pris conscience que notre quotidien est rempli de ces violences et que ce sont les enfants qui en pâtissent. Il n’est pas forcément facile d’en prendre conscience, elles s’installent vite et peuvent même devenir routine, surtout dans des lieux d’accueil de la petite enfance. Je vous met quelques exemples pour être plus concrète :

 

Exemples de violences éducatives ordinaires :

  • Moucher, ou mettre un bavoir à un enfant sans le prévenir
  • Forcer votre enfant à faire une activité
  • Comparer les enfants entre eux
  • Faire du chantage
  • Priver de dessert, forcer à manger
  • Parler de l’enfant à la troisième personne en sa présence
  • Forcer votre enfant à dormir
  • Les phrases négatives , insultantes envers l’enfant…les violences psychologiques.
  • Les punitions, le coin
  • Les fessées et autres violences physiques… ( même si la il en est de la violence tout court !! )

 

J’ai essayé autant que possible de semer les premières graines autour de moi, sans être forcément convaincu ou convaincante… puis j’ai eu mon premier enfant.

 

C’est un amour si profond qu’à la seconde ou je l’ai vu toutes mes idées préconçues ( en bref : c’est moi qui commande et je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds) se sont écroulées. Il était la chose la plus importante à mes yeux et mon rôle à partir de maintenant était de le protéger.

 

J’ai beaucoup lu, je me suis documenté, je me suis passionné. Ça n’a pas toujours été facile évidemment et je suis loin d’être dans la bienveillance tout le temps mais j’ai pris conscience, j’ai remis en question mes premières pensées. ces pensées inculquées par le monde qui nous entoure.

 

Non, nous ne pouvons être violent, psychologiquement ou physiquement pour « leur bien »,  » parce qu’on « aime ». Nous ne pouvons pas inculquer un lien possible entre violence et amour, on ne frappe pas par amour…NON, jamais. Il y a assez de violence dans ce monde, pour s’autoriser à penser que l’on à le droit d’être violent pour le bien de quelqu’un.

 

Nous sommes violent par faiblesse, par manque d’outil. Le but n’est pas de culpabiliser chacun, ces actes sont souvent produits par méconnaissance ou par répétition mais il est possible d’en prendre conscience, de se remettre en question et de chercher les outils dont on a besoin.

 

 

J’ai eu ce déclic et je n’ai jamais doutais, les débuts ont parfois été difficiles. j’ai souvent entendu :  » tu dis ça aujourd’hui ( c’est encore un bébé) , mais tu verras à partir de 18 mois, les fessées et les punitions tu y seras obligés »( ???) , et bien non, 3 mois, 18 mois ou 4 ans je n’ai pas été obligé de punir ou frapper mes enfants une seule fois. Ce n’est pas tous les jours tout rose et oui il m’arrive de crier bien sûr, même en connaissance de cause, nous ne sommes pas des robots mais je prends le temps par la suite de m’excuser et de m’expliquer. Nous essayons de mettre en place des petites choses en toute bienveillance pour remédier aux problèmes rencontrés. Je vous mets quelques exemples : ( à creuser)

 

  • Proposer un choix aux enfants : tu veux mettre le tee shirt bleu ou rouge ? Tu prends ta douche avant ou après manger ? Cela évite le NON, le conflit et l’enfant ne subit plus mais participe.
  • Accueillir les émotions de l’enfant, être présent.  » je vois que tu es en colère car… »
  • Remplir son réservoir et celui de ses enfants. Une séance de gros câlins résout pas mal de soucis en augmentant le taux d’ocytocine, tout va mieux !
  • Dire notre mécontentement et s’éloigner/ s’isoler le temps de se calmer. Cela évite des paroles ( ou gestes) dites sous la colère.
  • Au lieu de punir l’enfant, trouver ensemble une solution pour réparer le mal fait. Cela est beaucoup plus instructif.
  • Lâcher prise sur des choses futiles ou cela ne vaut pas la peine de générer un conflit.
  • Toujours avoir à l’esprit que votre enfant ne fait rien contre vous ou pour vous faire du mal. Son cerveau est loin d’être mature, il se construit et c’est un travail très difficile.
  • Dites les choses de manière positive, la négation est difficile à intégrer pour l’enfant. Ne dites pas : « ne cours pas sur la route » mais  » reste sur le trottoir ». Car ce qu’entend l’enfant c’est  » route » et il risque fortement d’y aller.
  • Donnez lui des responsabilités, ayez confiance en lui.
  • Essayer de mettre en place des astuces pour que chacun retrouve son calme : respiration ( je vous renvoi a mon article sur notre essaie), chansons…

 

Il y a des hauts et des bas mais je n’ai jamais douté de l’éducation donnée à mes enfants. Il m’est encore dure d’argumenter, de convaincre autour de moi, tout ça me parait tellement logique. Nous sommes l’exemple pour nos enfants, nous leur devons autant de respect qu’ils nous en doivent mais ce sont des enfants, ils expérimentent et ils ont tout à apprendre et beaucoup à nous apprendre. Leur cerveau est en développement constant et les neuro sciences nous donnes les preuves aujourd’hui que toutes ses violences psychologiques et ou physiques sont très mauvaise pour eux et qu’elles ont des conséquences sur leur futur, leur cerveau est modifié en profondeur.

La célèbre pédiatre Catherine Gugen l’explique très bien dans ses vidéos :

 

Chez nos voisins :

Nous ne sommes pas en avance…cinquante-trois pays ont interdit toute forme de punition corporelle, dont trente-deux pays européens depuis 1979. Mais pas la France ???

En France une nouvelle proposition de loi a été faite le 22 février dernier : pour modifier l’article 371-1 du code civil et interdire « les punitions corporelles ou châtiments corporels, les souffrances morales, ou toute autre forme d’humiliation envers son enfant ». Ce serait un premier pas vers une reconnaissance de la non légitimité de ces actes. La loi ne serait pas punitive mais aidante, avec un soutien à la parentalité.

 

Pour en savoir plus, je vous encourage à faire un tour sur le site de l’observatoire de la violence éducative ordinaire, vous trouverez beaucoup de renseignements. http://www.oveo.org/

 

Pour ma part voici une petite partie des livres que j’ai pu lire qui m’ont bien aidé : à lire à offrir. Simples et abordables, ça en vaut vraiment la peine !

 

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